Cette expression ironique trouve son origine dans l'instinct de domination propre au coq, roi de la basse cour (se révélant être un redoutable combattant dans ses heures), réveillant le peuple le matin et trônant jusqu'au sommet des églises.

Notons que le « coq gaulois » deviendra une représentation nationale de la France par un simple jeu de mot latin sur le terme « gallus » qui désigne à la fois le gaulois et le coq.

Cependant, si cette image est connue pour représenter la France, officiellement le coq n'est pas un symbole français malgré les tentatives effectuées à ce sujet aux temps de la Révolution, de la monarchie de Juillet et de la Troisième République. En effet, le Coq fut refusé semble t'il à cause de son origine: un animal de basse-cour ne saurait concurrencer les aigles et autres lions des pays voisins.

Débouté par le monde politique le coq trouvera sa place dans la représentation de la France par son caractère combatif et sa vaillance: vertus réputées françaises. C'est ainsi que ce gallinacé devint la symbolique sportive de la France. Sa vigilance, symbole religieux depuis le reniement de Pierre dans le récit de la Passion, lui donnera la place d'honneur au sommet de nos clochers où il deviendra le gardien des villages traçant la voie des vents.