Se résigner à en être privé

Le mot « deuil », du latin « dolere » (souffrir), désigne, au 10e siècle, la douleur ou l'affliction que l'on éprouve lors de la mort d'un proche.

Au 15e il désigne aussi le décès, la perte d'un être cher. Il aura également plus tard divers sens plus ou moins figurés, tous liés à la mort ou à une grande tristesse.

C'est dans la première moitié du 19e siècle qu'apparaît notre expression qui ne s'applique d'abord qu'à une chose qui peut disparaître, mais ne meurt pas avant de s'utiliser.

Elle marque bien la difficulté qu'il y a à accepter la perte d'une chose à laquelle on tenait beaucoup ou d'un proche et, pour ce dernier, à se faire à l'idée de ne plus jamais le voir et partager de bons moments, la résignation n'étant qu'un sentiment forcé, non naturel, une acceptation par obligation.