Les meilleures dispositions d'esprit, les bonnes intentions peuvent conduire aux pires résultats.
L’expression « l’enfer est pavé de bonnes intentions » est attribuée à Bernard de Clairvaux, qui était un moine cistercien du 12e siècle et une figure importante de l’Église catholique romaine.
L’Ancien Testament contient un verset à la signification similaire que l’on trouve dans l’Ecclésiaste 21 :10 : « La voie des pécheurs est pavée de pierres, mais à son extrémité est le gouffre du shéol ». Cette phrase souligne également le fait que les actions apparemment justes peuvent conduire à des résultats négatifs, tout comme une route pavée peut sembler facile et agréable au début, mais peut conduire à un lieu dangereux et sombre.
Cette expression peut être appliquée à de nombreuses situations, y compris en économie. Comme nous l’avons vu, un gouvernement peut avoir de bonnes intentions en créant de la monnaie pour stimuler l’économie, mais cela peut avoir des conséquences négatives sur l’inflation et les inégalités économiques.
De même, une banque peut avoir de bonnes intentions en offrant des prêts à des taux d’intérêt attractifs, mais cela peut conduire à une accumulation de dettes insoutenables pour les emprunteurs.
Il est donc important de prendre en compte les conséquences potentielles de nos actions, même si nos intentions sont bonnes.
Frédéric Bastiat, économiste français du 19e siècle, était connu pour souligner l’importance des conséquences indirectes et imprévues des actions économiques…
Chez nous, cette expression n'est utilisée que depuis le 19e siècle, mais elle semble avoir une longue histoire.
Ici, « pavé » est une métaphore ancienne pour signifier « recouvert complètement ».
On disait (en anglais, bien sûr) « l'enfer est plein de bonnes intentions » avant qu'au 18e le « plein » soit remplacé par « pavé de », sous l'influence de l'expression du 16e qui disait « paver la voie à » pour « préparer la voie... ».
Mais on peut remonter encore plus loin, dans la tradition chrétienne, où il est dit que « les bonnes résolutions ne suffisent pas, sans leur réalisation, à éviter le mal et la damnation ».