Connaître les peines cachées, les ennuis secrets de quelqu'un

Du latin « bastare » (porter) et « bastax » (bête de somme) grâce auxquels on a obtenu « bâtir », « bâton » avec le sens de soutenir, porter, affermir.

Le « bât » est, selon le Robert, « un dispositif, généralement en bois, que l'on place sur le dos de l' animal pour le transport de leur charge ».

Les gens du 15e siècle, ceux qui ont fait et vu naître cette expression, s'étaient bien rendus compte que le bât, s'il est mal placé ou si la charge est trop importante, laisse des blessures à l'animal, qui sont généralement cachées car elles ne deviennent visibles qu'une fois que le dispositif est enlevé, et qui peuvent rendre la bête mélancolique ou irritable, exactement comme l'est l'homme qui a des peines ou des ennuis secrets.