Arrêter d'importuner. Laisser tranquille.

On sait que « coller aux basques de quelqu'un », c'est le suivre de très près, ne pas le lâcher d'une semelle, la plupart du temps au point de l'importuner parfois fortement.

C'est depuis les années 70 que, dans la langue populaire, « coller aux basques » a assez logiquement été remplacé par « coller aux baskets » de même sonorité mais se rapportant à des éléments d'habillement portés de nos jours.

Or, lorsque quelqu'un nous importune, nous « colle » de trop près, comme s'il était férocement agrippé à nos baskets, quoi de plus naturel, quand on veut s'en débarrasser, que de lui dire « lâche-moi les baskets ! ».

Maintenant, pourquoi lâche-t-on aussi la « grappe » avec le même sens de l'expression ?

En y regardant de près, on peut facilement assimiler ce que l'homme a entre les jambes, à un magnifique cep sous lequel est accrochée une superbe grappe. Certes, elle ne comporte que deux raisins, mais ce ne sont généralement pas ceux de la colère et, de plus, ils sont sans pépins.

C'est bien de cette « grappe » argotique qu'il s'agit ici, avec un probable jeu de mot sur le « grappin », cet objet qui fait que l'emmerdeur reste collé à vous, ne vous lâche plus.