Un marché aux puces est un marché en plein air ne vendant pas d'alimentation et ne proposant à l'origine que de la brocante et de la fripe.

Les puces sont des insectes parasites dont on a toujours supposé, à tort ou à raison, qu'ils infestaient les vieux vêtements pleins de vermine vendus par les chiffonniers, « puces comprises ».

L’expression « marché aux puces » devient rapidement populaire à la fin du 19e siècle et apparaît dès 1900 sur les légendes des cartes postales représentant des vues de la porte de Clignancourt ou de l’avenue Michelet.

On peut ajouter que les noms désignant toutes sortes de parasites ont souvent été associés à l’idée de pauvreté et de saleté, voire de misère et de crasse, comme dans « sac à puces » (chien ou chat errant), « pucier » (matelas ou grabat), « pouilleux » (mendiant, clochard), « nid à punaises » (lit), etc. et qu’à l’origine ces marchés ne proposaient que des rebuts récupérés dans les ordures par les chiffonniers.

Au fil de l’Histoire, plusieurs murailles défensives ont protégé la ville de Paris, la dernière « l’enceinte de Thiers » avait été construite en 1844, elle courait sur 33 km et se situait entre l’actuel boulevard des Maréchaux et le boulevard périphérique.

Autour de ces « fortif », comme disaient les parisiens de l’époque, entre ce mur et la banlieue, une zone non constructible avait été creusée tel un fossé défensif.

Dans cette zone, une population défavorisée et chassée du centre de Paris par la spéculation immobilière, s’était installée dans des sortes de bidonvilles…et s’était vite vue donner le surnom de « zonards ».

Pour survivre, ils récupéraient des objets trouvés dans les rues et les revendaient aux abords de la ville. Parfois dans leurs fripes on retrouvait des vieux vêtements mités que l’on achetait donc « puces comprises ».