Subir un échec.
En relation avec « capot, capote »
En effet, causons d'abord de « capot ». Dans une de ses acceptions, ce mot désigne quelque chose qui sert à protéger. Sur une voiture, c'est le moteur qui est protégé. Mais plus anciennement il a aussi été un manteau à capuchon, sens d'où nous vient l'appellation de ce manteau long qu'on appelait « capote » comme la capote militaire que portaient nos poilus pendant la première guerre mondiale.
Mais dans une autre de ses acceptions, capot s'utilise dans certains jeux de cartes pour désigner celui qui termine une partie sans avoir fait aucune levée (« il est capot », « faire quelqu'un capot »).
Ce mot, apparu avec ce sens au début du 17e siècle, a assez logiquement évolué vers « humilié » (comme l'est celui qui est fait capot). Récupéré par l'allemand, il est devenu le bien connu « kaputt ».
Mais en restant dans le jeu de cartes, la capote, qui n'est pas « en glaise », a désigné le coup par lequel l'adversaire est fait capot.
Et c'est là que, au cours de la deuxième moitié du 19e siècle, par un très subtil jeu de mot, la capote du jeu de cartes, symbole de l'échec, s'est transformée en « veste », un autre vêtement.
Et si les premières utilisations de notre expression se sont d'abord appliquées à celui qui perd des élections, elle s'est assez vite répandue dans tous les domaines.