Expression de structure archaïque (on devrait dire. « S’en donner joie au cœur »), mais en réalité toujours très vivante aujourd'hui, au titre d'adverbe accompagnant le seul verbe « s'en donner ».

Jouir pleinement, se rassasier d'une activité ou d'une chose ; le cœur est ici, comme dans l'ancienne médecine, le carrefour des humeurs, et notamment de l'humeur joviale.

C'est sa brièveté, mais aussi son caractère quasi exclamatif, fondant les mots avec la chose ressentie, qui lui ont valu de ne s'être jamais périmée.

Cette sorte d'extase est trop rare et trop délicieuse pour être dite autrement que par la plus noble des langues : Quand le cœur ne connaît pas d'obstacles à ses désirs, il s'abandonne a leur abondante satisfaction.