Éviter le travail, les corvées

Cette expression nous viendrait du milieu militaire à la fin du 19e siècle.

Dans une armée en ordre de bataille, il y a l'avant de la troupe (le front, là où ça chauffe), et les flancs (lieux généralement plus calmes).

Celui qui se trouvait au front et qui, se déportait vers le flanc était quelqu'un qui cherchait à échapper aux principaux risques et qui était plutôt mal vu par ses petits camarades.

Par extension, celui qui se faufile en douce vers le côté pour éviter quelque chose de déplaisant, le paresseux qui veut en faire le moins possible, qui cherche à échapper aux corvées, est devenu le tire-au-flanc, sens qui s'est ensuite répandu très largement hors du monde militaire.

Mais pourquoi « tirer » » ?

Cela ne vient pas de « tirer » (avec des armes à feu), mais plutôt au verbe « se tirer » qui veut dire « s'éloigner » ou bien « s'enfuir ».

Il n'est pas aussi argotique qu'on pourrait le croire, puisque « tirer » a eu le sens de « aller vers » ou « s'acheminer vers », comme Molière l'utilise dans L'étourdi, par exemple (« Tirons de ce côté ») ou comme on le trouvait dans les locutions « tirer de long » ou « tirer de large » qui voulaient dire « s'enfuir ».