Pour passer le canon, on ouvrait une sorte de trappe rabattable située sur le flanc du vaisseau, appelée « sabord ».

Le nom de « bordée » était donné à toute la ligne de sabords et, par extension, a la décharge simultanée desdits canons.

Les matelots ont adopté cette expression pour exprimer le fait que, quand le bateau touche à quai, et après plusieurs mois sans escale, ils s'en vont « tirer une bordée », autrement dit se dépenser dans une nuit de plaisirs...

Source : Anne POUGET -Le livre des pourquoi- Ed Cherche midi