Un très grand froid, un froid très vif.

Cette expression trouve son origine dans le contexte de la migration des canards. Celle-ci se passe lors de l'automne et de l'hiver, soit lors des grands froids.

Il est cocasse de penser que les canards eux ne doivent pas comprendre cette expression. En effet, à cette période ils vont prendre leurs quartiers d'hiver sous le soleil d'Espagne ou d'Afrique où ils profiteront de ces vacances pour batifoler et se reproduire.

La chasse au canard, qui se pratique en automne, mais aussi en hiver où le chasseur doit rester immobile, aux aguets, et laisser le froid lui pénétrer jusqu'à l'os en attendant qu'une de ses pauvres victimes veuille bien s'approcher suffisamment pour qu'elle ait des chances de finir en confit ou autre préparation culinaire.

Le canard se chassant pendant une période assez longue sur une partie de laquelle il ne fait forcément froid, il est nécessaire de préciser à quoi correspond ce « froid de canard ».

Comme chacun sait, Le canard vit volontiers sur les lacs et étangs où il a ses habitudes une grande partie de l'année.

L'étendue d'eau le protège en partie de ses prédateurs terrestres dont les humains font partie.

Lorsque la température devient très froide et que les étangs

gèlent, le canard est obligé de se déplacer et rejoint des eaux vives, ruisseaux et rivières, moins sujets au gel, ce qui accentue sa mobilité et donc sa visibilité.

Et ce serait, en effet, ces jours de froid très vif que le chasseur aurait le plus de chance de rencontrer ce pauvre palmipède.