Un jour, un gangster s'installe dans le fauteuil d'un barbier espagnol, pose un revolver sur le comptoir et dit :

Rase-moi ! Mais attention, Si tu me fais la plus petite coupure, je te brûle la cervelle. Et si tu t'en tires bien, je te donne 200 pesetas.

Le barbier ouvre tout grand son rasoir et en fredonnant gaiement, rase le client en un tour de main.

Parfait, dit le gangster. Voilà 200 pesetas. Mais tu n'as pas eu peur de mourir, si tu m'avais coupé ?

Pas du tout, señor, répond le barbier. Car si je vous avais un tant soit peu égratigné, je vous aurais tranché la gorge...

Celle profession éminemment pacifique, mais quelquefois sanglante, explique qu'au Moyen Age beaucoup de barbiers exerçaient également la fonction de chirurgien. Les « chirurgiens barbiers » adoptèrent comme enseigne le bâton rayé à spirale blanc et rouge représentant l'éclisse qu'ils utilisaient pour les saignées et le pansement dont ils usaient après.