Résulte de l'évolution phonétique du latin « ecce hac » (ecce : voici et hac : par ici).

Ce petit mot de deux lettres est devenu un des pivots de la langue. Il est partout et veut tout dire, surtout quand il s'accompagne de gestes et de grimaces : « Ça !» (D’un air dégoûté), « Ça ! » (Physionomie méprisante) ... « Ça ? Tout ça ? » (Expression admirative ou surprise).

El pourtant, nous avons « ce », « ceci », « cela ».

Mais le « ça » a tout balayé. Considéré quelquefois comme vulgaire, il est entré dans nos mœurs : « ça c'est bon », « ça c'est vrai », « ça c'est faux », « ça sent bon », « ça me rappelle », « ça fait mal » ...

Sans parler de l'expression stéréotypée « ça va ? », qui remplace le bonjour ou le remerciement au bonjour : « Ça va la santé ? », « Ça va la famille ? », « Ça va les affaires ? » …

« Comment ça va ? -Comme ça... (Ça va mal !) »

On a longtemps utilisé l'expression « comme çi, comme ça » pour signifier « pas trop mal, pas trop bien ». Ce qui est devenu « couci-couça ».

Mais le « ça » poursuit sa route sémantique, « comment ça, vous venez de Londres ? », « ça c'est sûr ! », « vous êtes le premier qui m’ait demandé ça… » « sans parler de tout ça… », « il ne manquait plus que ça… » « pas de ça ! », « à part ça ? », « où ça ? », « c'est toujours ça de pris ! », « pour ça ? », « rien que ça ? », « sans ça ? », « qui ça ? », « avec ça ? ».

Le « Ça » est indispensable à notre langue : « Vous comprenez ça ?»