Le jeu de paume, comme chacun sait, est l’ancêtre du tennis.

Mais si sa pratique reste rare aujourd'hui, il est à l’origine d’un grand nombre d’expressions françaises que nous utilisons encore tous les jours.

Pour le comprendre, il faut savoir que ce jeu de balle (vieux sans doute d’un millénaire) se pratiquait à l’origine en plein air et à mains nues, d'où son nom de « jeu de paume ».

Au Moyen Âge, il était devenu si populaire que le prévôt de Paris avait été obligé d'interdire aux gens de métier de la pratiquer durant la semaine, car ils en délaissaient leur activité !

La version en salle, qu’on appelle « le jeu de courte paume », n'est apparue qu’à partir du 14e siècle et a connu son apogée au 16e siècle.

C’est une sorte de mélange entre la pelote basque et le tennis que l'on connaît, qui en sont tous deux dérivés : dans une grande salle entourée de murs hauts et divisée en deux par un filet incurvé, les joueurs s'échangent la balle à coups de raquette, en la faisant rebondir contre les murs ou sur le sol. Le but étant bien sûr, comme au tennis, que l’adversaire soit incapable de la renvoyer, auquel cas, le point est gagné.