Comme les testicules, qui devraient être deux, mais qui, étymologiquement, sont trois (« testris »), les deux seins sont en réalité un !
Le latin « sinus », loin d'évoquer une proéminence, désignait le creux situé entre les deux mamelles et c'est ce creux (où les dames cachaient jadis furtivement un billet doux) qui est le véritable sein.
Deux anecdotes illustrent, l'un la forme, l'autre le nombre...
Un ambassadeur, dont l'épouse possédait une superbe poitrine, avait invité à sa table un jeune diplomate. Au cours du repas, succulent et bien arrosé, les deux hommes se remémorèrent les différents postes qu'ils avaient occupés dans nombre de pays exotiques et superbes.
Au dessert, l'ambassadeur leva sa coupe de Champagne :
« Je bois, dit-il, aux merveilles qu'offre notre sphère terrestre... »
- Et moi, dit l'invité, après un coup d'œil sur la dame, je bois à la beauté des deux hémisphères... »
Une jeune femme, affligée d'un ennuyeux rhume, fut invitée à un banquet. Pour se protéger contre l’écoulement, elle plaça deux jolis mouchoirs dans son décolleté pour se tamponner les narines.
Toutefois, au cours de la soirée, l'un des mouchoirs, complètement humide, fut rangé discrètement dans son sac. L'écoulement nasal se poursuivant, la dame chercha l'autre mouchoir, plongeant deux doigts dans son décolleté. Rien ! Elle fit descendre sa main plus avant, à droite, à gauche, de plus en plus profondément...
Tout à coup relevant les yeux, elle rencontra le regard étonné d'un jeune homme de l'autre côté de la table. Alors, avec un sourire gêné, elle murmura à l’intention de son vis-à-vis :
« J’en avais pourtant deux en arrivant….. »