Un soir de cafard, au journal de 20 heures, le chômeur entendit une voix salvatrice jaillit du récepteur :
« Le travail existe, il faut l'aller chercher, la mobilité professionnelle est une forme d’adaptation au changement »
Alors il partit de centre en centre, cela s’appelait « les centres déplacement » :
A Lourdes, …..lourdé !
A Limoges, …..limogé !
A Vire, il fut …..viré !
A Castres... Il prit peur…
Il partit pour Evreux….. Mais pas d'emploi dans l'Eure.
Il était dans la dèche et l'Ain dans l'Aude,
II n'y avait plus rien dans le bas de l'Aisne.
Il partit alors pour Tours. On manquait d'offres dans Blois !
Puis Troyes, Foix, Sète, vint Autun : ses efforts restèrent vains.
Sa compagne Marie ne vit que pour les planches.
Lui chante et fait la Manche.
Ça lui donne la déprime
Quand Marie trime.
De quoi pousser au Meurthe !
Il refuse de pointer, se révolte, s'acharne et Marne.
Arrivé, la nouvelle était fausse.
On Beauce dans la Brie.
Son long voyage finit en gare de Nanterre.
Un aller de luxe pour Le Mans
Il se jeta du train, moyen original d'entrer au cimetière,
En Nanterre Mans, de première classe.