Peu sérieux, mal fait, sur lequel on ne peut pas compter.

« A la mords-moi le jonc » est une expression attestée au début du 20e siècle.

A cette époque, en argot, « le jonc » désignait « l'or ».

Faut-il voir un lien avec ces fausses pièces d'or (mal faites, sans valeur) qu'il fallait mordre pour en faire sauter le placage ?

Actuellement, le « jonc » désigne le pénis.

Alors du « jonc » au « nœud », autre dénomination argotique du pénis ou du gland, il n'y a qu'un pas qui a été franchi, semble-t-il, dans la seconde moitié du XXe siècle où l'expression apparaît.

Certains disent qu'elle viendrait de la fellation. En effet, s'il y a morsure du « gland » ou du « nœud » pendant la petite gâterie, c'est qu'elle est très mal faite.

Le « doigt » qu'on trouve aussi à la place du « noeud » pourrait être vu comme une atténuation « politiquement correcte » du deuxième terme, mais il semble que son usage soit très antérieur.

FAIRE UN NŒUD A SON MOUCHOIR

Au sens propre, le « nœud » est le procédé mnémotechnique élémentaire dont Saint François d'Assise s'est servi pour rappeler en permanence à ses frères les trois vœux du moine franciscain :

« Charité »-« chasteté »-« pauvreté », trois vœux sous la forme de trois nœuds sur la corde, dont ils ceignaient leur robe de bure.

De la corde, on est passé au mouchoir laïc, mais dont on se servait aussi fréquemment que d'une ceinture, pour remettre en mémoire un acte affaire de façon impérative et urgente, un pense-bête.

L'expression est en train de dépérir, les mouchoirs sont remplacés par des mouchoirs en papier, qui ne se prêtent ni à durer, ni à être noués.