Cette locution populaire d'origine rurale, qui signifie « aller dans les bois en galante compagnie », est attestée en 1915.
La cueillette des fraises des bois est prétexte à chercher un lieu écarté propice aux ébats amoureux.
Anciennement, on rencontrait aussi l'expression « cueillir la fraise ». L'activité naïvement anodine de la cueillette des fraises qu'on ne saurait découvrir qu'en des lieux cachés, les bois et les buissons, en désigne métonymiquement une autre : ces fruits si bien cachés ne seraient autres que des parties, elles aussi cachées, du corps féminin, comme l'indiquent des emplois érotiques du mot fraise (« bout de sein » et aussi « vagin »).
La métaphore est aussi fondée sur l'analogie de couleur (le rouge) et de forme (pour le bout de sein) et sur le rapport de désir à l'objet, à la fois gourmandise et convoitise sexuelle.
L'activité érotique est évoquée sous la forme d'une représentation spatiale, aller à... suggère « s'emparer de » et même « consommer ». Dans