Contenir avec peine son impatience, son dépit, sa colère (faute de pouvoir l'exprimer).

Cette expression date de la fin du 14e siècle, ce n'est donc pas aux véhicules motorisés qu'il faut penser, mais à la plus belle conquête de l'homme : le cheval.

En effet, le « frein » n'est ici rien d'autre que le mors, cette pièce généralement métallique placée dans la bouche de l'animal et qui, reliée aux rênes, sert à le diriger, à l’arrêter.

Or, que fait un cheval qui s'impatiente en attendant le retour de son maître : il ronge son frein.

Peu à peu, « mors » a remplacé « frein » comme entrave de l’animal.

L’expression est restée, et désigne l’impatience ou la colère face à une situation imposée par les circonstances.

Antoinette Deshouilleres composa :

« Pour être heureux, pour être sage

Il faut savoir donner un frein à ses désirs »

« Freiner ses désirs » : On est parfois fort impatient face à la belle qui se refuse.