En vieux français, une meute de chiens se disait « chienaille » qui a donné plus tard « canaille » (ramassis d’individus au rebut). Mais canaille a dérivé vers un sens plus doux, « air canaille », « petite canaille ».
Si l’on unit donc ce sens un peu coquin à la notion affectueuse qui s’attache au souvent au chien, on obtient cette synthèse linguistique inattendue en parlant d’une femme « elle a du chien », c'est-à-dire qu’elle charme les hommes par un charme un peu canaille.
« Avoir du chien », c’est sentir en soi ces nobles ardeurs qui font les grands artistes, ces inspirations soudaines qui jaillissent comme des éclairs et qui passionnent la foule.
Cette assimilation de la femme avec le chien n’est pas si humiliante qu'elle paraît être. Voyez le chien de chasse, son œil brille, son oreille fière se dresse, il attend le signale pour se jeter sur sa proie