Avoir, laisser toute liberté d'action.

Composé de blanc et seing (signature).

On trouve ce mot écrit avec ou sans le trait d’union : « blanc-seing et blanc seing ». L’orthographe courante comporte le trait d’union. Le pluriel fait « blancs-seings ».

L’expression contient la forme vieillie « blanc-signé ».

Le mot « blanc-seing » a deux sens :

  • Il désigne la signature (seing) apposée par une personne au bas d’un document laissé en « blanc » qu’elle remet à une autre personne avec le mandat d’inscrire les modalités de la convention intervenue entre elles.
  • Par extension, il désigne le document lui-même. « Remise volontaire du blanc-seing. Signataire ou mandataire du blanc-seing. Inscription abusive sur le blanc-seing ». « Il a abusé des blancs-seings qu’on lui a donnés pour effectuer des transactions non autorisées. » (C’est-à-dire de la signature de la victime apposée au bas d’une feuille blanche ou d’un acte demeuré incomplet à dessein).

Au figuré, on emploie les expressions « accorder, confier, donner un blanc-seing à quelqu’un ou donner blanc-seing à quelqu’un » pour signifier qu’on lui laisse toute latitude, qu’on lui accorde les pleins pouvoirs pour prendre une décision.