Abandonner, renoncer. S'avouer vaincu.
Dans les romans et les films d'aventures où il est question de corsaires et de pirates, d'abordages, de batailles terribles, le pavillon occupe une place de choix.
Avant le 13e siècle, le pavillon était une tente militaire utilisée par les armées en campagne. C'est par analogie de forme avec le morceau de tissu qui servait à la fabrication de ces tentes simplistes que le terme a fini par désigner ce drapeau de la marine.
Du latin « papillo » (papillon), le pavillon est cette pièce d'étoffé utilisée sur les bateaux, à la fois comme une sorte de carte d'identité et aussi pour faire des signaux. Dès le 16e siècle, il indiquait la compagnie ou la nationalité de ce qui devenait ainsi un OFPI, Objet Flottant Parfaitement Identifié.
Parfois, il pouvait être noir à tête de mort avec deux tibias croisés, jaune en raison d'une suspicion de maladie contagieuse).
Lors d'une bataille navale, « baisser le pavillon » indiquait à l'adversaire que l'on souhaitait arrêter le combat et que 'on se rendait.
Revenu sur terre, l'expression exprime aussi un renoncement dans une action, une compétition. On retrouve parfois une nuance qui renvoie vers le large lorsque « baisser pavillon » prend le sens de sombrer peu à peu.