Le « coup de grâce » fait allusion au dernier coup, le coup fatal donné à un blessé, à un supplicié pour mettre fin à ses souffrances.
Dans le cas d'un condamné à mort, on mesure toute l'ambiguïté de l'emploi du mot « grâce », du latin « gratia » (aide que l'on accorde à quelqu'un sans que cela soit un dû).
Sans hélas déserter ce sens initial, dès le 18e siècle l'expression s'est aussi déplacée vers un contexte moins violent pour désigner l'action qui perd de manière irrémédiable quelqu'un ou quelque chose sur le plan moral ou matériel.