Infliger / recevoir une sévère réprimande ou correction. Subir des critiques violentes

Si la « volée » désigne d'abord, au 12e siècle et assez logiquement vu la signification du verbe « voler », le fait de s'élever en l'air, c'est un siècle plus tard que le mot prend aussi le sens de « mouvement rapide et violent » par allusion à la rapidité de l'envol des oiseaux effarouchés.

Il faudra toutefois attendre le 17e pour que, toujours avec la signification de « mouvement vif », mais répété, cette fois, apparaisse la locution « une volée de coups » qui, raccourcie, a donné « donner / recevoir une volée », les coups étant implicites.

C'est à la fin du 18e qu'on y rajoute parfois « de bois vert », toujours au sens propre, la volée de coups pouvant être assénés avec un bâton de bois vert, histoire de faire bien mal, car ce bois est souple et non cassant comme le serait du bois sec.

Enfin, au 19e siècle, une forte réprimande ou des critiques violentes pouvant aussi faire moralement très mal, l'expression a pris le sens figuré qu'on lui connaît aujourd'hui.