S'en remettre au hasard, c'est une question de chance.

Sous le règne de Saint-Louis, on comptait encore dans le royaume plus de quatre-vingts seigneurs particuliers qui avaient le droit de battre monnaie.

Mais il n'y avait que le roi qui eut le droit de faire frapper des pièces d'or ou d'argent. Sur l'une des faces de la monnaie royale, il y avait une « croix », et sur l'autre, des « piliers », ce qui a fait que, longtemps, les côtés des monnaies se sont nommées « croix » ou « pile ».

Par la suite, les rois français décidèrent de faire figurer leur propre effigie à la place de la croix, et leurs armes et la valeur de la pièce de l'autre. Mais le mot pile est resté.

Le mot pile (vers 1200) tiré du latin « pila » (colonne, pilier).

Par la suite les rois décidèrent de fabriquer des pièces à leurs effigies. Ainsi leur « face » était imprimée sur le recto de la pièce et leurs armes et la valeur de la monnaie sur le verso.

Ainsi le terme « face » fut associé à la représentation du roi et le mot « pile » serait resté pour désigner l'autre côté de la pièce.

L'expression « jouer à pile ou face », qui existe au sens propre dès 1842, a pris son sens de « s'en remettre au hasard pour décider de quelque chose » en 1930. Ce jeu de hasard consiste à lancer la pièce en l'air en ayant choisi au préalable un côté, soit pile soit face, et à s'en remettre à la chance. La décision finale se prend en fonction de la face qui apparaît à l'atterrissage de la pièce.

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