Jouer la manche supplémentaire qui permet de désigner le vainqueur d'une partie lorsqu'il y a égalité.
Si, à l'issue d'une partie, chaque camp a remporté une manche, il n'y a pas de vainqueur. Pour départager, il faut donc jouer une manche supplémentaire : la belle.
Mais pourquoi est-elle si belle ?
Deux réponses sont proposées.
Pour la première, il faut se rattacher à l'expression « avoir la partie belle » qui est prononcée lorsque quelqu'un a eu la tâche facilitée pour obtenir ce qu'il voulait, ou lorsqu'il est dans une position lui permettant un succès facile.
Si on décide de jouer la partie impaire qui permet d'assurer la victoire à l'un ou l'autre camp, celui qui gagne aura eu « la partie belle ».
La seconde explication nous fait remonter aux tournois du Moyen Âge, ou plutôt aux joutes qui succèdent aux tournois violents et auxquelles participent les chevaliers de l'époque.
Les femmes y occupent une place importante puisque les chevaliers arborent les couleurs d’une dame sous la forme d’une manche délacée de sa robe.
Celui qui combat bravement emporte la 2e manche.
A la victoire d'après, il gagne la gente dame (la belle) qui le récompense d’un baiser.
C'est donc peut-être bien pour cela qu'on joue maintenant une manche, puis une deuxième manche, puis la belle.