Discrètement, secrètement, sans bruit.

Selon une idée répandue, la musique adoucit les mœurs, c'est sans doute vrai, mais on constate aussi depuis l'Antiquité son emploi à des fins militaires.

Les troupes sont accompagnées de musiciens pour rythmer la marche, pour transmettre des informations, des signaux, pour décupler l'ardeur au combat, mais aussi entretenir de bonnes relations avec les citoyens en temps de paix.

Parmi les nombreux instruments des formations musicales militaires, le tambour, du persan « tabir », et la trompette, du francique « trumpa » (trompe), tiennent une place de choix.

Alors que n'existaient pas les téléphones portables et les liaisons par satellite, ces instruments de percussion et à vent étaient utilisés pour les différents mouvements sur le champ de bataille, notamment pour la charge et la retraite.

Évidemment, pour surprendre l'ennemi, les troupes pouvaient être amenées à se déplacer discrètement, sans bruit, donc « sans tambour ni trompette ».