Une persécution organisée et généralement injuste (très souvent par un gouvernement contre ses opposants)

Cette expression date du milieu du 20e siècle et elle nous vient des États-Unis via une image utilisée par l'écrivain et dramaturge Arthur Miller au moment du maccarthysme après la seconde guerre mondiale.

À cette époque, il y avait en Amérique une volonté d'éliminer tous ceux qui de près ou même de très loin pouvaient passer pour des communistes ou sympathisants.

En 1952, Arthur Miller fit alors la comparaison avec l'épisode des sorcières de Salem, à l'époque de l'Amérique puritaine du 17e siècle.

En 1692, à Salem Village (devenue Danvers aujourd'hui) des jeunes filles se mirent à accuser d'autres villageois d'être des sorciers et de les avoir envoûtées. Les accusations furent prises pour argent comptant et les accusés durent choisir entre avouer ou être pendus. Cette farce tragique fit tache d'huile et s'étendit rapidement à de nombreux villages et villes environnantes, touchant même Boston.

C'est cette persécution injuste, devenue une page de l'histoire américaine qui fit écrire encore plus tard à Arthur Miller :

« Plus je lis des choses sur la panique de Salem, plus j'y trouve des correspondances avec ce qu'il s'est passé dans les années cinquante ».