Être extrêmement ravi. Éprouver un bonheur intense.

Du latin « caelum » (ciel)

Bien avant Copernic et Galilée, nos anciens avaient expliqué le fonctionnement de l'univers d'une manière plutôt géocentrique.

Au centre, donc, se trouvait la Terre. Ensuite, au niveau de chacun des corps célestes connus, se trouvait une sphère de cristal complètement transparente portant l'astre et tournant autour de la terre.

Chaque sphère était un « ciel ».

On trouvait ainsi la sphère de la Lune, celle de Mercure et ainsi de suite jusqu'à celle de Saturne (la septième) en passant par celle du Soleil.

Une dernière sphère, le firmament, portait les étoiles et nous séparait de Dieu.

Avant qu'on parle du septième, le plus éloigné à part celui des étoiles, on disait déjà plus modestement « être ravi au ciel » lorsqu'on ressentait un vif plaisir, transporté de joie, virtuellement arraché du sol.

Et comme le troisième ciel était celui de Vénus, déesse de l'Amour, les transports amoureux pouvaient amener régulièrement au troisième ciel ceux qui les vivaient, cette version de l'expression étant utilisée au 15e siècle.

Puis, le bouton du troisième ne fonctionnant plus, et l'homme en voulant toujours plus, c'est finalement le septième ciel qui est devenu le symbole du ravissement suprême.