Le chrysanthème tire son nom de deux mots grecs : « khrusos » (or) et « anthos » (fleur).
C’est parce que la variété automnale de cette plante fleurit tard dans l’année et qu’elle ne craint pas le gel qu’on l’a choisie pour fleurir d’abord les monuments aux morts, honorant ainsi les soldats de la Grande Guerre le jour anniversaire de l’armistice (11 novembre) puis la tombe des défunts « ordinaires », le jour des morts (le 2 novembre, lendemain de la Toussaint).
L'expression est une manière ironique de désigner une présence purement symbolique à un événement, sans réel pouvoir ni utilité. Elle fait référence au fait de couper le ruban ou de déposer des fleurs lors d'une cérémonie d'inauguration, mais sans jouer de rôle actif ou décisionnaire.
On l'emploie souvent pour parler d'une personne qui est là uniquement pour la forme, comme un responsable politique ou un haut fonctionnaire invité à une cérémonie mais n'ayant aucune influence sur les décisions prises.
L’origine exacte de l’expression n’est pas garantie. Cependant, elle est popularisée à partir du 9 septembres 1965, lorsque le général de Gaulle, dans une conférence de presse au palais de l’Élysée, prononce les mots suivants, déclenchant des rires de l’assistance : « D’ailleurs, qui n’a jamais cru que le général de Gaulle étant appelé à la barre, devrait se contenter d’inaugurer les chrysanthèmes ? ».