À satiété, autant qu'on veut.
On utilise aujourd'hui le mot « soûl » (ou saoul) pour désigner quelqu'un qui est « ivre ».
Mais autrefois, quelqu'un de soûl était une personne qui avait mangé et bu à satiété. C'est le « bu à satiété » qui, quand il ne s'agissait pas que d'eau, ferrugineuse ou pas, a provoqué le glissement du terme vers la notion d'ivresse.
Être soûl, c'était aussi être satisfait, rassasié, voire saturé de quelque chose, au point même d'en être écœuré.
C'est ce « soûl »-là qu'on retrouve dans notre locution, un des très rares usages modernes de l'ancien sens du mot.
C’est ainsi qu’apparut un nouveau sens du verbe soûler, dans la tournure « tu me soûles », dénotant un grand agacement.