Un homme usé, gâteux. Un militaire âgé et borné.
Dans la marine, au cours de la deuxième moitié du 18e siècle, la « baderne » désignait une tresse épaisse fabriquée à l'aide de vieux cordages, tresse qui était appliquée autour des mâts, des vergues, du cabestan..., pour les protéger de l'humidité et du frottement avec d'autres objets.
On s'en servait aussi comme paillassons sur le pont des navires transportant des animaux pour protéger le bois.
C'est à partir du milieu du 19e siècle, que le mot, venu de l'argot des marins, a désigné péjorativement un individu bon à rien ou hors d'état de faire quoi que ce soit (hors d'usage, comme les cordages servant à tresser une baderne).
Utilisé chez les matelots, pour désigner un vieux marin plus capable de grand chose, il s'est généralisé dans toutes les armes, à l'intention de vieux militaires bornés.