Tout le monde est censé connaître ce célèbre stratagème d’Ulysse.
Les Grecs construisent un immense cheval, en offrande aux dieux. Puis, le laissant à l’abandon près des murs de Troie, ils font mine de rembarquer sur leurs vaisseaux, comme s’’ils abandonnaient le siège de la ville.
Appâtés par l’objet grandiose, les Troyens s’en emparent et l’amènent dans leur cité, ignorant que l’engin contient une poignée de guerriers. Ceux-ci, une fois dans la ville, n’eurent plus qu’à ouvrir les portes de Troie à l’armée qui l’assiégeait.
L’expression « cheval » de demeure une référence chaque fois qu’on évoque, par exemple, les risques que telle association (politique) ou fusion-acquisition (économique), fait courir à un parti, une entreprise.
L’expression désigne aussi maintenant un virus informatique passablement pervers !
En vain, Cassandre avait averti les Troyens. En vain, leur grand prêtre Laocoon : eut cette parole devenue proverbiale « Timeo Danaos et dona ferentes » (Je crains les Danéens (Grecs), même apportant des offrandes).
On ne se méfie jamais assez cadeaux ennemis, mais l’appât de l’objet est quand même le plus fort.