Cesser de résister, s'avouer vaincu, céder.

Cette expression date de la fin du 18e siècle, époque à laquelle on disait aussi « coucher les pouces ».

Trois écoles s'affrontent à propos de son origine.

La première, proposée par Alain Rey, suppose qu'à l'époque des Romains où, autour de l'arène, le pouce des spectateurs servait au vainqueur d'un combat à savoir s'il devait gracier (pouces en l'air) ou achever son adversaire vaincu (pouces tournés vers le sol).

La seconde, défendue par Littré, dit que la locution vient du fait que le pouce ne peut se poser ou reposer dans la main qu'à partir du moment son propriétaire renonce à tenir une arme, acceptant ainsi sa défaite.

Enfin, selon la dernière, la locution viendrait de l'ancêtre des menottes, les poucettes, dans lesquelles le prisonnier, donc celui qui ne devait pas résister, devait placer ses pouces où ils étaient compressés et maintenus d'autant plus fermement que ces choses pouvaient aussi servir d'instrument de torture.

Dans notre: société automobile, le pouce tourné vers le haut a trouvé un nouvel emploi : celui de l'auto-stop. Ainsi, au Québec, les auto-stoppeurs sont appelés des « pouceurs ».